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Un esprit bio

BIOESTELLA est une coopérative de consommateurs à but non lucratif faisant partie du réseau BIOCOOP. Nous distribuons principalement des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique contrôlée, mais aussi des écoproduits (entretien, produits de jardinage, lessives...).

Nous favorisons les produits locaux en encourageant ainsi l'installation de nouveaux producteurs bio. Nous nous soumettons tous les ans à des contrôles sur la charte BIOCOOP concernant la qualité biologique des produits, mais aussi la gestion économique du lieu et le social (salaires, avantages des salariés...).

Le label Bio européen

Une interview de Catherine BOUISSEREN, gérante de la Biocoop Bio Estella (Auriol - département 13)

Que pensez-vous de la démarche de l'Union Européenne de vouloir imposer une réglementation harmonisée des produits biologiques ? Était-ce nécessaire ?

Personnellement, je n'en ressentais pas le besoin, ni Biocoop. Mais ce nouveau label va peut-être être utile au consommateur pour la lisibilité et l'identification de la provenance des produits alimentaires. Il harmonise la reconnaissance des produits bio au niveau de l'Europe. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas de la plus haute importance non plus, parce que le consommateur bio qui avait déjà ses repères va devoir s'habituer à un nouveau référentiel.

En outre, la nouvelle réglementation ne couvre pas les cosmétiques, ni les produits d'entretien, ni les textiles, ni même les matériaux ; pour ces produits, les cahiers des charges nationaux restent en vigueur, ce qui maintient la diversité des labels. Pour autant, cette démarche européenne peut être un stimulant pour le développement de la bio. Le label unique va permettre à certains pays de se mettre à pratiquer l'agriculture bio et d'augmenter ainsi la production européenne. Nous avons donc tout intérêt à prendre le cahier des charges en état dans un premier temps, et à le faire évoluer ultérieurement.

Quelle est votre réaction face à l'acceptation par le label bio Européen d'un taux de contamination des produits bio par les OGM ?


C'est de l'hypocrisie pure et simple. Dans le nouveau cahier des charges européen, les fondamentaux de la bio sont respectés : il est interdit d'utiliser des OGM et des intrants chimiques (engrais, pesticides), de pratiquer l'ionisation, les contrôles sont équivalents à ce qui se pratique aujourd'hui, les règles de conversion sont également maintenues.

Seul le lien au sol n'est pas suffisamment maintenu ; il faudra également rester vigilant sur les dérogations accordées. Et pourtant, l'Europe admet qu'il y ait une contamination OGM, parce qu'il n'y a aucune volonté politique de s'y opposer, et que les lobbys ont fait pression pour le faire admettre, qui plus est à un taux de 0,9% alors que le seuil de détection est à 0,1%.

Pour moi c'est l'élément déclencheur qui va nous obliger à mettre en place une alternative, parce que pour Biocoop et pour beaucoup d'acteurs de la bio, le risque OGM zéro reste une exigence de la plus haute importance.

Quelles réactions observez-vous chez les producteurs avec lesquels vous travaillez, comment envisagent-ils de se positionner face à cette nouvelle réglementation ?

Pour l'instant, les producteurs avec lesquels j'ai eu des échanges à ce sujet sont assez partagés. Ils ne sont pas d'accord avec ce cahier des charges et ils envisagent déjà d'aller sur un label privé. Mais ils n'ont pas encore pris leur décision, car ils attendent l'émergence d'une éventuelle alternative privée collective et nationale à laquelle ils pourraient d'ailleurs contribuer ; une alternative solidaire qui leur proposerait un cadre de bonnes pratiques.

Cependant, dans le dispositif Européen, il est prévu de donner des aides aux agriculteurs bio et des aides, ils en ont franchement besoin, parce que leur niveau de vie est plutôt modeste. Jusqu'alors, la totalité des aides allait aux agriculteurs les plus pollueurs. Pour autant, ils ne se veulent pas chasseurs de prime, leur objectif est de pouvoir vivre de leur travail. D'ailleurs tout le travail dans la filière bio va dans ce sens : avoir une échelle de valeur, avoir une relation équitable avec les producteurs, avoir des exploitations pérennes.

Lorsque j'étais agricultrice bio, j'ai commencé avec un cahier des charges privé et, lorsque le logo officiel a été reconnu par le ministère, cela a été un vrai progrès : nous avions en quelque sorte été démarginalisés. Nous ne voulons pas régresser sur ce point. L'année 2009 va être une année de mise en place, une période d'observation et de transition avant de décider de la voie à suivre.

Vos clients sont-ils informés des modalités de ce nouveau label, qu'en pensent-ils ?

Je ne sais pas si les consommateurs savent précisément ce qui se met en place. Il faut souligner qu'en France le bio est basé sur le militantisme aussi bien chez les agriculteurs que chez les consommateurs. Biocoop a d'ailleurs été créé à partir d'un groupement de consommateurs de base. Nos consommateurs sont assez vigilants sur les critères de référencement des produits, avec des attentions particulières sur l'environnement ou le social. Ils sont également informés par le journal Consom'action édité par Biocoop.

En savoir plus

Le réseau Biocoop respecte son propre cahier des charges qui est plus strict que le label bio français actuel AB. Comment le réseau va-t-il se positionner par rapport au label bio européen ?

Qui peut le plus peut le moins. Notre cahier des charges était déjà au dessus du logo AB et sera bien au dessus du logo bio Européen. Le logo bio Européen apposé sur un produit ne suffira pas à justifier son référencement par Biocoop, des contrôles supplémentaires seront effectués pour vérifier sa conformité au cahier des charges Biocoop. Il faut savoir également que Biocoop a créé pour certains produits ses propres filières de producteurs qui respectent les exigences du réseau.

Comment voyez-vous l'avenir de la distribution des produits biologiques : va-t-on vers une segmentation en 2 marchés : le marché de la grande distribution d'une part, qui se contentera des produits respectant la réglementation européenne et le marché des distributeurs spécialisés ou des producteurs en vente directe d'autre part, qui proposera une offre plus exigente basée sur des cahiers de charges privés ? Quelle sera alors la politique tarifaire, la labellisation privée échappant à toute subvention, le consom'acteur verra-t-il son budget alimentaire augmenter ?

Effectivement, on peut parler d'une bio à deux vitesses. L'association Alternative Bio a été créée en janvier 2009, c'est un collectif d'associations qui regroupe Biocoop, la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique), l'association Bio Consom'acteur, des associations de producteurs, etc...

Les objectifs de ce collectif sont de mettre en place des outils pour créer une marque bio qui garantisse des produits respectant des critères très exigeants (sans risque OGM, respectant le lien à la terre, ...), et d'aider au développement des surfaces agricoles bio et à l'installation d'une agriculture paysanne. On se dirige donc vers une marque bio privée qui sera issue d'un travail collectif issu de la culture militantiste du mouvement bio français. De plus, en rassemblant un maximum d'opérateurs de la bio sur une même marque, la communication et l'adhésion seront facilitées.
La grande distribution qui voit dans la bio une opportunité économique et qui ne prétend pas en faire une vocation, se contentera de distribuer des produits labellisés bio européen sans leur imposer de contrôles supplémentaires. La bio de la grande distribution sera sans doute moins chère que dans les magasins spécialistes du bio, puisque les produits bénéficieront des subventions européennes alors que les labels privés y échappent, mais ces produits seront également un peu moins bio.

Mais puisque nous parlons du prix, il faut préciser ce qu'est le juste prix : il se calcule en partant de la graine dans le champ jusqu'au lieu de vente et en intégrant la rémunération des personnes intervenant tout au long de la filière. L'objectif est que tout le monde puisse vivre de son travail. On ne peut pas prétendre vendre du produit équitable si on n'est pas équitable avec les producteurs, avec les salariés des entreprises, avec les salariés du magasin. Pour Biocoop, la préoccupation du prix au consommateur reste une priorité. Nous sommes très vigilants sur les marges pour être accessible au plus grand nombre.

Commerce équitable et développement durable

Pour Biocoop, il est impératif de s'acheminer vers un commerce équitable au Nord comme au Sud. Développer une agriculture biologique exigeante et promouvoir un commerce solidaire sont les priorités de Biocoop.

Le commerce solidaire Nord-Nord

Pour renforcer son action, Biocoop a créé les filières équitables et durables "Ensemble, Solidaires du producteur au consommateur", en partenariat avec des transformateurs et des producteurs de nos régions.

Une démarche qui respecte les exigences de Biocoop en matière de transparence, de qualité et de solidarité.

  • Transparence : chaque acteur de la filière apporte des garanties sur ses pratiques (origine des matières premières, méthodes et conditions de fabrication)
  • Qualité : les produits répondent aux critères rigoureux du cahier des charges Biocoop
  • Solidarité : le travail des partenaires est rémunéré de façon juste et équitable


Pour une consommation responsable, retrouvez les produits « Ensemble, Solidaires du producteur au consommateur » dans les rayons de votre biocoop.

Le commerce équitable Nord-Sud

Rémunération équitable des producteurs et respect des droits du travail sont les garanties apportées par les importateurs et partenaires de Biocoop labellisés commerce équitable.

Pour Biocoop, le commerce équitable, c'est tous les jours et toute l'année.

Veillant à renforcer les liens entre producteurs et consommateurs au-delà des frontières, Biocoop distribue des produits en provenance des pays du Sud, répondant aux critères du commerce équitable définit par la loi d'août 2005 et l'accord AFNOR dont Biocoop est signataire.

Biocoop participe en amont à la mise en place de nombreux projets et propose de très nombreux produits issus du commerce équitable : café, thé, chocolat, fruits secs, sucre, riz, jus d'orange.
Et le développement durable ?

Le développement durable, un thème très tendance, au risque d'être réduit à un argument marketing ! Chez Biocoop, nous sommes fiers d'être tendance depuis plus de 25 ans ! Notre charte donne le ton dès les premières lignes : priorité au développement de l'agriculture biologique. Un mode de production durable par nature.

Pour Biocoop, le développement durable, c'est surtout la défense d'un modèle de société différent.
Quelques unes de nos priorités :

  • Être solidaire de nos fournisseurs : priorité au commerce équitable, développement de filières "Ensemble, Solidaires du producteur au consommateur", pour une plus juste rémunération des producteurs au Nord comme au Sud.
  • Favoriser la biodiversité des produits : parce que la planète n'offre pas que du riz et du blé, Biocoop vous propose par exemple des dizaines de variétés de céréales, de légumineuses et de légumes : épeautre, millet, pois, soja, panais, courges.
  • Favoriser la diversité des entreprises, en travaillant avec des fabricants de toutes tailles (dont des sociétés unipersonnelles ! ) et des exploitations agricoles à taille humaine.
  • Défendre le lien au sol : aujourd'hui, la bio interdit l'élevage hors sol. L'alimentation des animaux doit provenir en majorité de la ferme et les effluents d'élevage doivent retourner sur les cultures. Et demain ? Malgré une remise en cause par le règlement bio européen de 2009, Biocoop continuera à soutenir les producteurs qui maintiendront cette pratique.
  • Favoriser la production locale : pour limiter les transports et faire vivre les économies locales, les biocoops donnent priorité aux producteurs et fabricants locaux.
  • Multiplier les initiatives environnementales : une biocoop sur quatre se fournit en énergie verte (l'équivalent d'une centrale micro-hydraulique), de plus en plus de magasins en éco-construction voient le jour, les entrepôts de Biocoop trient leurs déchets, tous nos documents sont imprimés sur papier recyclé avec des encres à base végétales.

Défendre ces valeurs demande parfois certains sacrifices commerciaux ?

Que Biocoop n'hésite pas à faire ! Par exemple, nous refusons de vendre des tomates ou des courgettes en plein hiver, lorsque les produits bio disponibles sont issus de serres chauffées et transportés sur de longues distances...

Choisir de faire ses courses dans une biocoop, c'est faire le choix d'une entreprise investie dans une démarche durable et des produits répondant à un cahier des charges très rigoureux.

C'est être acteur du développement durable !

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COOPÉRATIVE BIO-ESTELLA

Zone Artisanale Pont De Joux Bâtiment 3
13390 - AURIOL

Tél. : 04 42 04 75 54
Fax : 04 42 70 81 68
Email : biocoop.bioestella@wanadoo.fr
Siret : 38050229400016